Mon parcours

Découvrez l'histoire et les valeurs qui animent Reliances sociales.

S’engager pour l’humain, penser les mutations sociales, accompagner autrement.

Je m’appelle Angélique Revest.

Mon parcours s’est construit au croisement de trois dimensions indissociables : l’action sociale, l’analyse stratégique et l’accompagnement des publics les plus vulnérables. Depuis mes débuts comme aide médico-psychologique jusqu’à des fonctions de cadre pédagogique, j’ai toujours travaillé au plus près des réalités humaines, institutionnelles et politiques du travail social.

J’ai été aide médico-psychologique, éducatrice spécialisée, cheffe de service, ingénieure d’étude, coordinatrice d'un réseau violences conjugales, cadre pédagogique et intervenante en formation professionnelle. Ces expériences m’ont permis de développer une expertise située, ancrée dans la pratique de terrain, la gestion d’équipe, la conception de dispositifs innovants et la lecture des contextes institutionnels.

Depuis plus de dix ans, je consacre également une part importante de mon travail aux violences conjugales et sexistes. Dans ce cadre j'ai eu opportunité de me former auprès d'Edouard Durand, Ernestine Ronai, Muriel Salmona, etc; dans le cadre d'un Diplôme Universitaire violences faites aux femmes. J’ai mené un diagnostic territorial, participé à un diagnostic départemental, réalisé une recherche-action et produit plusieurs mémoires et écrits sur l’accompagnement systémique des violences. J’ai aussi contribué à des publications collectives, notamment La fin du silence – À l’écoute des violences masculines faites aux femmes (dir. Lydie Bodiou) et le Livre blanc “Huis-clos familiaux”, issu d’un travail partenarial de recherche-action. 

Cette dynamique de réflexion s’est prolongée dans mes études et mes travaux universitaires. Master de direction, j'ai consacré mon travail de recherche notamment à la marchandisation du travail social, j’achève aujourd’hui un manuscrit à paraître en janvier 2026 aux Presses de l’EHESP, préfacé par Philippe Gaberan, éclairé par Michel Chauvière et conclu par une postface de Saül Karsz. Ce livre interroge les mutations du travail social, la chalandisation, la perte de sens et les formes contemporaines de résistance.

Soucieuse de poursuivre cette articulation entre terrain et pensée critique, j’entame en 2025 un Master PPEPS (Philosophie, Psychanalyse et Économie Politique du Sujet), afin d’enrichir mes outils d’analyse et ma compréhension des enjeux subjectifs, institutionnels et politiques des situations sociales.

En 2026, je finaliserai ma démarche de VAE afin d’obtenir le Diplôme d’État d’Ingénierie Sociale (DEIS). J'engagerai ensuite la formation certifiante « Superviser et analyser les pratiques dans le champ social et médico-social » à l'ARIFTS à Angers. Ce parcours exigeant vise à développer une posture rigoureuse d’intervenante en analyse des pratiques et en supervision professionnelle. Il permettra d’affiner mes compétences à installer un cadre contenant, soutenir les équipes face à des situations complexes, animer des espaces réflexifs exigeants et évaluer les dispositifs avec précision. Cette formation s’inscrit dans la continuité de mon engagement : offrir aux professionnels des lieux d’élaboration où la parole peut se déposer, se transformer et devenir ressource.

Mes engagements associatifs prolongent également ce parcours professionnel :


vice-présidente du CIDFF de la Vienne,
co-animatrice d’un groupe de parole pour victimes de violences sexuelles et incestueuses,
personne qualifiée auprès de l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles (2024-2025),
chroniqueuse dans Fragments de terrain, où je publie analyses et réflexions sur les mutations du secteur. 

L’ensemble de ce parcours m’a conduite naturellement au Diplôme d’État d’Ingénierie Sociale (DEIS). Ce diplôme n’est pas une simple formalité : il constitue un moyen de reconnaître, formaliser et consolider une pratique déjà installée, et de l’inscrire dans une visée de transformation sociale durable.

C’est dans ce même esprit que j’ai créé Reliances sociales : pour accompagner les familles, les personnes, les professionnels et les organisations avec une approche qui relie écoute, précision, analyse, responsabilité et humanité.

Au cœur de mon travail, il y a la conviction que la réponse aux enjeux contemporains exige une compréhension fine de la complexité, une capacité à relier les acteurs et les savoirs, et la volonté de penser des actions systémiques — concrètes, réalistes et profondément humaines.

Mes valeurs 

L’humanité : là où tout commence

 

Au fil des chemins parcourus et des silences partagés, j’ai compris une chose essentielle : on ne croise jamais quelqu’un par hasard. Chaque personne porte en elle une histoire, une histoire qui demande à être approchée avec sensibilité, avec délicatesse, et surtout avec une attention exempte de jugement, prête à accueillir. L’humanité n’est pas une idée abstraite : elle est une présence tangible. C’est une façon d’être là, pleinement, lorsque l’autre vacille, hésite, ou cherche un soutien, un passage vers autre chose. 

Une présence exigeante

 

Être présent ne consiste pas à simplement occuper l’espace : il s’agit de le soutenir. C’est offrir un cadre solide, un point d’appui immuable lorsque tout vacille autour. C’est apporter de la clarté là où le brouillard s’installe, avoir le courage de nommer ce qui pèse, et refuser les réponses faciles face à des situations qui demandent nuance et profondeur. Ma présence se veut exigeante, car chaque personne mérite bien plus que des évidences : elle mérite une réflexion mesurée, une écoute sincère, et des paroles qui résonnent avec justesse.

 

La Reliance : Un geste fondateur

 

Dans le travail social, tant de choses se perdent dans les interstices : des dispositifs qui se croisent sans jamais se rencontrer, des mots qui ne parviennent pas aux bonnes oreilles, des vies éparpillées dans une mosaïque d’acteurs. Pour moi, la reliance est bien plus qu’un simple concept, c’est un acte profondément politique : reconnecter ce qui a été séparé, retisser les liens effilochés, et redonner une continuité là où tout semble fragmenté. C'est offrir à chacun la possibilité de retrouver sa place — dans son histoire, ses relations, et son parcours de vie.

La pensée comme respiration

Penser, c’est comme ouvrir une fenêtre sur un nouvel horizon. Dans un monde où l’urgence domine et où les organisations s’essoufflent, réfléchir devient un acte de résistance essentielle. C’est une manière d’explorer autrement, de faire bouger ce qui semblait figé, de révéler l’invisible et ce qui restait dans l’ombre. J’écris, je transmets et je questionne, car je crois profondément que le partage des idées peut, à sa manière, réparer ne serait-ce qu’un fragment de notre monde.

La sécurité intérieure

Pour agir, il faut d'abord un lieu où l'on peut exister sans crainte. Créer cet espace — qu'il s'agisse d'une femme en danger, d'une équipe sous tension, d'un étudiant en quête de réponses ou d'une famille à bout de souffle — c'est offrir un véritable premier souffle. La sécurité intérieure ne se résume pas à un protocole : c'est une promesse que l'on tient. C'est un espace où l'on peut exprimer ses vulnérabilités et envisager un avenir plus solide.

Témoignage