
J’ai participé à la recherche-action « Les huis-clos familiaux. Évaluation, prise en charge et prévention des violences en situation de confinement », menée sur l’ex-Poitou-Charentes et financée par la Région Nouvelle-Aquitaine. Cette recherche visait à comprendre comment les périodes de confinement ont amplifié, révélé ou transformé les violences conjugales et intrafamiliales.
Notre démarche s’est appuyée sur le recueil de la parole des personnes victimes et auteur·trices, ainsi que sur l’expérience des professionnel·les qui les accompagnent. Quatre questionnaires anonymes ont été élaborés pour documenter les réalités vécues, les obstacles rencontrés et les besoins exprimés, du point de vue de chaque acteur concerné.
Ce travail prolonge un premier état des lieux que j’avais réalisé en 2019 avec la délégation départementale aux droits des femmes et à l’égalité de la Vienne. Il s’inscrit dans une dynamique collective réunissant la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société de Poitiers, plusieurs laboratoires universitaires (psychologie clinique, sociologie, droit, histoire), ainsi que des structures engagées au quotidien auprès des victimes et des auteur·trices de violences (SPIP 86 et 17, ADSEA-PRISM 86, CHRS Audacia, Planning Familial de la Vienne, CIDFF 86, etc.).
Au sein du niveau 3 de la recherche – consacré aux mécanismes des violences et aux possibilités d’écoute et d’accompagnement – notre équipe a travaillé à analyser les données, identifier les besoins, repérer les angles morts et mettre en lumière les difficultés rencontrées sur le terrain, tant par les victimes que par les auteur·trices et les professionnel·les.
L’ensemble de ces résultats doit aboutir à la rédaction d’un Livre blanc, destiné à formuler des propositions concrètes pour améliorer l’accueil, l’orientation et la prise en charge, et pour imaginer des lieux adaptés aux réalités des violences conjugales et intrafamiliales.