
Habiter la tension
Je suis heureuse de partager mon article publié dans Lien Social, dans lequel j’interroge ce qui traverse aujourd’hui le travail social : la souffrance des professionnels, les contradictions institutionnelles, la pression gestionnaire et les tensions éthiques qui en découlent.
Cet article s’inscrit dans la continuité de mes travaux : penser le travail social depuis le terrain, depuis les réalités vécues, mais aussi depuis la philosophie, la sociologie clinique et l’éthique de la rencontre. Je m’appuie sur Camus, Lévinas, Gaberan, Depenne et Chauvière pour éclairer une conviction que je porte depuis longtemps : la révolte face à l’injustice est non seulement légitime, elle est nécessaire pour maintenir un travail social digne, humain et résistant.
J’y évoque également les dérives de la chalandisation, les injonctions contradictoires qui étouffent l’accompagnement, le conflit entre le temps nécessaire à la rencontre et les contraintes étatiques (dont le cadre des 6 mois en CHRS), ainsi que l’usure morale des professionnels — avec un chiffre alarmant : 20 % des accidents du travail liés à des affections psychiques concernent les salariés des ESMS.
Cet article est un appel à :
– écrire nos réalités,
– penser nos pratiques,
– refuser la réduction du social à un marché,
– et défendre une éthique de la relation, de la temporalité et de la dignité.
À lire ici : https://www.lien-social.com/%E2%96%BA-FORUM-Pensees-du-travail-social