Recevoir une critique de son livre est toujours une expérience particulière.
Parce qu'une fois publié, un ouvrage ne nous appartient plus tout à fait. Il circule, rencontre d'autres regards, d'autres lectures, d'autres interprétations.
Je remercie Jacques Trémintin pour cette lecture attentive.
Au-delà des mots qu'il adresse à l'ouvrage, je suis particulièrement touchée qu'il ait saisi ce qui en constitue, à mes yeux, le fil rouge : la conviction que le travail social ne peut être réduit à une somme de procédures, d'indicateurs ou de prestations.
Si le constat des transformations à l'œuvre est aujourd'hui largement partagé, la question demeure entière : que faisons-nous de ce constat ? La résignation est une possibilité. La nostalgie en est une autre.
J'ai préféré explorer une troisième voie : celle des résistances discrètes, des bricolages éthiques, des arts de faire qui permettent encore de préserver la relation, la pensée et l'humanité au cœur de nos pratiques.
Merci à Jacques Trémintin pour cette recension et pour son engagement constant en faveur d'un travail social qui refuse de renoncer à sa dimension critique.
Le travail social mérite mieux que des certitudes. Il a besoin de nuance, de débat et de pensée.
Voici le lien pour lire l'article :
Que reste-t-il du travail social? Résister à la chalandisation https://lnkd.in/ehPCrKXC