Une rentrée qui s’annonce réflexive.

La poursuite de mon Master 2 PPEPS, avec toujours cette envie de creuser, de déplacer un peu le regard, de ne pas me satisfaire des évidences.Plusieurs conférences sont déjà prévues dans les mois qui viennent. Des articles sont en cours de publication ou à paraître dans les ASH, la revue Direction, Le Sociographe et Rhizome. Et puis il y a ce second livre qui avance. Lentement parfois. Il me reste beaucoup à lire, à écrire, à reprendre, à douter aussi. Mais il prend forme.À cela s’ajoutent mes missions à l’IRTS, auxquelles je tiens particulièrement parce qu’elles me permettent de rester au contact de la formation, des professionnels et de ce qui traverse aujourd’hui le travail social. Et la poursuite du groupe de parole et mon investissement au CIDFF de la Vienne. Une rentrée dense, donc. Mais avec une ligne que je veux tenir plus fermement encore : ne pas confondre une vie riche avec une vie remplie.Prioriser ma vie familiale. Garder du temps pour ceux que j’aime. Savoir dire non. Poser des limites. Ne pas céder à cette étrange injonction qui voudrait que tout ce qui est possible doive nécessairement être fait.Continuer à travailler, chercher, écrire, transmettre. Mais rester ancrée.Finalement, ce sera peut-être cela, le véritable fil conducteur de cette rentrée : faire beaucoup de choses qui ont du sens, sans leur laisser prendre toute la place.

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La revue Direction

Bon… je ne m’attendais absolument pas à me retrouver en couverture. 😅J’ai accepté avec plaisir l’entretien proposé par Direction[s] pour parler de mon livre et de ma recherche en cours. Et puis il y a cette phrase qu’ils ont choisi de retenir : « On ne résiste jamais seul. »Finalement, si une phrase devait rester de cet entretien, je crois que je n’en aurais pas choisi une autre.Merci à l’équipe de Direction[s] pour cet espace donné à la réflexion sur le travail social, ses transformations, ce qui l’abîme parfois, mais aussi sur ce qui permet encore de tenir et d’agir collectivement.Je vais maintenant attendre de découvrir l’entretien imprimé… avec, je l’avoue, un petit mélange de fierté et d’étrangeté à l’idée de me voir en couverture. 😊

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Comme une nouvelle ne vient pas seule… 📖 🪶

Aujourd’hui paraît également dans Sociographe mon article « De quoi sommes-nous témoins ? Violences conjugales et responsabilité du travail social ».Ce texte part de ma pratique et de ce que l’accompagnement de femmes victimes de violences conjugales est venu questionner dans mon travail. De ce que l’on repère, parfois tardivement, de ce que l’on ne voit pas toujours, et de la responsabilité qui est la nôtre lorsque les violences sont là.Dans le travail social, être témoin ne peut pas être une position neutre. Face aux violences conjugales, nous sommes parfois au plus près de ce qui se joue, de ce qui se répète, de ce qui se tait aussi. Et pourtant, voir ne signifie pas toujours pouvoir agir. Nos institutions, leurs cadres, leurs contraintes, mais aussi nos propres représentations peuvent produire des angles morts.C’est cette responsabilité que j’ai voulu interroger. Non pas pour désigner des coupables, mais pour regarder ce qui, dans nos pratiques et dans nos institutions, peut laisser les violences se poursuivre sans que nous parvenions réellement à les saisir.Merci à Sociographe d’avoir accueilli ce texte.Ce lien https://lnkd.in/edRDwMK3 permet d’accéder gratuitement à mon article jusqu’au 1er octobre 2026. Mais j’en profite aussi pour vous inviter à découvrir ce numéro dans son intégralité. Comme souvent avec Sociographe, les contributions méritent d’être lues ensemble, discutées, parfois confrontées. C’est une revue que je lis depuis longtemps et dont j’apprécie la place singulière qu’elle donne aux savoirs issus du travail social, à la recherche et à ce qui se pense depuis les pratiques.Alors oui, lisez mon article si le sujet vous intéresse, mais surtout, procurez-vous ce numéro.

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Politique et travail social

Politique et travail social… une question qui revient régulièrement et qui continue parfois de mettre mal à l’aise.Comme si nous pouvions penser nos métiers en dehors des choix de société qui les traversent. Pourtant, accompagner une personne, soutenir son autodétermination, défendre un accès aux droits, préserver une place pour celles et ceux qui sont le plus souvent invisibilisés… tout cela repose déjà sur une certaine conception de l’humain et du vivre ensemble.Le travail social n’a jamais été un simple ensemble de dispositifs à appliquer. Il porte une histoire, des valeurs, une ambition d’émancipation. Il s’inscrit dans cette tension permanente entre ce qui est prescrit et ce qui se joue réellement dans la rencontre avec l’autre.Mais il me semble important de ne pas réduire la question politique au seul militantisme. L’engagement ne prend pas toujours la forme d’une prise de parole publique, d’un combat frontal ou d’une opposition ouverte. Il se loge parfois dans des endroits beaucoup moins visibles. Dans un professionnel qui refuse de réduire une personne à une catégorie administrative. Dans une équipe qui prend encore le temps de réfléchir ensemble plutôt que d’appliquer automatiquement une réponse. Dans un cadre qui accepte de faire remonter les contradictions plutôt que de les faire porter uniquement aux équipes. Dans une direction qui documente les effets des politiques publiques et accepte de défendre les conditions nécessaires pour faire un travail de qualité.C’est peut-être là notre enjeu actuel : sortir des oppositions qui nous enferment. Le terrain contre les directions. Les professionnels contre les institutions. L’engagement contre la contrainte.Ces clivages ont une fonction : ils permettent parfois de déposer une colère légitime. Mais ils peuvent aussi empêcher de regarder ce qui se joue réellement.Car la question centrale reste : à l’endroit où je suis, qu’est-ce que je contribue à maintenir vivant ? Un espace de parole ? Du collectif ?Une capacité de penser ? Une place pour la singularité ? La possibilité de dire que quelque chose ne fonctionne plus ?Les logiques gestionnaires, l’accélération, la standardisation produisent des effets réels sur nos métiers. Les nier serait une erreur.Mais penser que nous n’avons plus aucune marge serait tout aussi dangereux.Parce que la résignation est peut-être la plus grande victoire d’un système qui voudrait nous convaincre que tout est déjà décidé. Le travail social a besoin de retrouver des espaces où l’on débat, où l’on écrit, où l’on analyse, où l’on accepte la complexité. Non pas pour revenir à un passé idéalisé. Mais pour continuer à construire des pratiques qui restent à hauteur d’humain.Illustration : « Aequalitas » par Faith47

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Le social se rencontre

L'année dernière je n'avais malheureusement pas pu me libérer. J'en avais été sincèrement déçue, notamment parce que j'aurais aimé partager ce temps avec Association TempoS et Vince Éducateur spécial dont j'apprécie les engagements.Cette année, les agendas se sont enfin accordés et je suis très heureuse de participer à cette troisième édition de « Le social se rencontre ».J'aurai le plaisir d'intervenir autour d'une question qui m'est chère : « Tenir le fil : éthique et résistance dans le travail social. » Car résister ne relève pas toujours de gestes spectaculaires. Il s'agit souvent de préserver des marges de manœuvre, de soutenir une pensée clinique lorsque tout pousse à la normalisation, et de continuer à faire vivre l'éthique au cœur des contraintes institutionnelles.Je me réjouis surtout de retrouver de nombreux professionnels pour poursuivre ces échanges... et, je l'avoue, de partager quelques tartes flambées. Les meilleures discussions se poursuivent souvent bien au-delà des conférences 🙂

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Retour sur la dernière demi-journée des JNF 2026 à Bordeaux

Ce vendredi 12 juin, les 40èmes Journées Nationales de Formation du M.A.I.S se sont clôturées autour du thème : « Malaise dans l’action sociale ! Par les temps qui courent… l’accompagnement sur un fil. »La matinée s’est ouverte avec Angélique Revest : « Tenir l’équilibre. Clinique de l’accompagnement à l’épreuve de la chalandisation ».Une intervention au cœur du malaise du travail social, entre exigences de performance, injonctions gestionnaires et fidélité à une clinique fondée sur la relation et l’éthique. Elle a interrogé les effets de la chalandisation sur les pratiques, les institutions et les personnes accompagnées, tout en rappelant ce qui tient encore : marges de liberté, désir, invention et résistance.Puis Barbara Stiegler a proposé « Une critique philosophique de la bientraitance. Néolibéralisme et Démocratie ».Elle a questionné l’injonction à la bientraitance : que signifie « faire le bien » de personnes déjà désignées comme bénéficiaires ? Entre bienfaisance, asymétrie de la relation et autonomie du sujet, elle a invité à repenser cette notion à partir d’une exigence démocratique.La matinée s’est poursuivie avec Fabien CLOUSE et son « Guide de survie à l’usage des travailleurs sociaux ».Face au découragement et à la perte de sens, il a rappelé que des marges de manœuvre subsistent : résister, se réapproprier les mots, faire hospitalité à la souffrance et tenir les fondamentaux de la clinique, de l’éthique, de la relation et du commun.Avec les fils rouges Babillage Social et Ta Mère La Mieux, qui a clôturé par un magistrale battle de compliments, ces journées se sont terminées dans un esprit collectif, vivant et engagé.Trois jours pour penser le malaise, défendre la clinique de l’accompagnement, faire collectif et continuer à inventer.Credit photos : Erick Brandt hashtag#JNF2026 hashtag#MAIS hashtag#TravailSocial hashtag#ActionSociale hashtag#Accompagnement hashtag#Bordeaux hashtag#Form

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Dominique Depenne parle de Que reste t-il du travail social ?

À l'heure d'un management agressif et impérialiste, nouvelle religion utilitariste des pseudo experts philistins technicistes, qui séquestre et détruit toute idée d'un travail social éthique, clinique et critique, il faut se donner des "oasis" pour ne pas perdre l'idéal d'un travail social humain ! Angélique Revest, dans ses fragments réunis en un livre récemment paru et intitulé " Que reste -t-il du travail social ?" , nous offre de ces salutaires oasis auxquelles appelait en son temps H. Arendt et dont nous avons grand besoin aujourd'hui pour maintenir le cap d'un travail social qui puisse encore porter son nom sans rougir. Réflexions fragmentaires, certes, mais qui offrent une ligne de conduite : comprendre ! pour mieux s'affronter au réel et déjouer les pièges technicistes et managériaux ! Non pas se résigner mais tout au contraire s'affronter - à ce qui nous est présenté comme indépassable et inéluctable - dans les meilleures conditions à ses puissances destructrices afin de pouvoir entrevoir un " autrement du travail social", un travail social autre que celui que nous imposent les logiques managériales actuelles reposant sur des valeurs qui resteront, quoiqu'en disent les cuistres technicistes, contre-nature à tout travail social humain. Bonne lecture à chacune et chacun.

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[Podcast] Une parole forte, lucide et nécessaire sur les transformations du travail social.

[Podcast] Une parole forte, lucide et nécessaire sur les transformations du travail social.Dans ce podcast, Angélique Revest revient avec justesse sur les tensions qui traversent aujourd’hui le secteur : perte de sens, conflits de valeurs, injonctions contradictoires, marchandisation…Autant de questions qu’elle explore également dans son ouvrage 𝐐𝐮𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞-𝐭-𝐢𝐥 𝐝𝐮 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥 ?, avec une réflexion précieuse sur les moyens de préserver une pratique éthique, humaine et engagée.Un échange riche à découvrir 🎧Merci Le Media Social et Marion Léotoing

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🎙️Dans ce 14e épisode de notre podcast hashtag#LesVoixduSocial, la parole est à Angélique Revest, autrice du livre "Que reste-t-il du travail social ?".

🎙️Dans ce 14e épisode de notre podcast hashtag#LesVoixduSocial, la parole est à Angélique Revest, autrice du livre "Que reste-t-il du travail social ?".Éducatrice spécialisée devenue cheffe de service puis cadre pédagogique en centre de formation en travail social, elle est de ces professionnels qui ont à cœur de ramener de la réflexion, du débat, voire un souffle de résistance dans un secteur où la dégradation des conditions de travail produit perte de sens et désinvestissement.Pour l'écouter 🎧 , c'est juste ici : ➡️ https://lnkd.in/eCDHAiAZcc Presses de l'EHESP | Hygée Éditionshashtag#travailsocial hashtag#éthique hashtag#marchandisation

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Recevoir une critique de son livre est toujours une expérience particulière.

Recevoir une critique de son livre est toujours une expérience particulière.Parce qu'une fois publié, un ouvrage ne nous appartient plus tout à fait. Il circule, rencontre d'autres regards, d'autres lectures, d'autres interprétations.Je remercie Jacques Trémintin pour cette lecture attentive.Au-delà des mots qu'il adresse à l'ouvrage, je suis particulièrement touchée qu'il ait saisi ce qui en constitue, à mes yeux, le fil rouge : la conviction que le travail social ne peut être réduit à une somme de procédures, d'indicateurs ou de prestations.Si le constat des transformations à l'œuvre est aujourd'hui largement partagé, la question demeure entière : que faisons-nous de ce constat ? La résignation est une possibilité. La nostalgie en est une autre.J'ai préféré explorer une troisième voie : celle des résistances discrètes, des bricolages éthiques, des arts de faire qui permettent encore de préserver la relation, la pensée et l'humanité au cœur de nos pratiques.Merci à Jacques Trémintin pour cette recension et pour son engagement constant en faveur d'un travail social qui refuse de renoncer à sa dimension critique.Le travail social mérite mieux que des certitudes. Il a besoin de nuance, de débat et de pensée.Voici le lien pour lire l'article :Que reste-t-il du travail social? Résister à la chalandisation https://lnkd.in/ehPCrKXC

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Aide sociale à l'enfance: des enfants en détresse psychique face à un système de santé saturé

J’ai participé à cet article publié aujourd’hui dans Slate.frIl documente une réalité que je rencontre tous les jours sur le terrain : l’accès aux soins en pédopsychiatrie est aujourd’hui catastrophique, y compris pour des familles qui se mobilisent activement, s’épuisent dans les démarches, relancent, alertent, tiennent bon. Des familles qui vivent la culpabilisation et dont l'expertise n'est pas reconnue alors que la psychiatrie parle de rétablissement en santé mentale, de paire-aidance.Pour les enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance, la situation est encore plus violente. Ils cumulent les traumatismes, les ruptures, l’instabilité… et se retrouvent les grands oubliés d’un système de santé fragmenté, incapable d’assurer une continuité des soins. Mais cette défaillance ne tient pas seulement à la saturation. Elle tient aussi à une société qui ne travaille pas la prévention, qui n’anticipe pas, qui n’accompagne pas en amont, et qui laisse les situations se dégrader jusqu’à la crise.On demande aux parents, aux éducateurs, aux professionnels de « faire au mieux », alors même que les services sont saturés et que les délais s’étirent parfois sur des années. Pendant ce temps, les enfants vont mal. Et trop souvent, on n’intervient que lorsque tout déborde. L’accès à la pédopsychiatrie se fait alors par le couloir des urgences, au moment des crises aiguës.Or la santé mentale des enfants n’est pas un slogan. Les effets d’annonce et la création de dispositifs sous-dotés relèvent de la poudre aux yeux. L’accompagnement des enfants est une responsabilité collective. Et aujourd’hui, elle n’est clairement pas assumée.

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Violences conjugales : accompagner les auteurs, c’est protéger les victimes

Protéger les victimes en accompagnant les auteurs interpelle quant à une nécessaire évolution des politiques et des interventions. Cette approche innovante met en lumière la nécessité de traiter simultanément les deux aspects de la dynamique des violences au sein du couple. C’est un appel à rompre avec les approches unilatérales pour adopter une vision plus globale et proactive, vers un nouveau paradigme.

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La fin du silence

À qui s’adresser lorsque l’on est victime ou auteur de violences conjugales et sexistes ? Qui écoute, constate, accompagne, instruit, défend et juge ?

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