Retour sur la dernière demi-journée des JNF 2026 à Bordeaux

Ce vendredi 12 juin, les 40èmes Journées Nationales de Formation du M.A.I.S se sont clôturées autour du thème : « Malaise dans l’action sociale ! Par les temps qui courent… l’accompagnement sur un fil. »La matinée s’est ouverte avec Angélique Revest : « Tenir l’équilibre. Clinique de l’accompagnement à l’épreuve de la chalandisation ».Une intervention au cœur du malaise du travail social, entre exigences de performance, injonctions gestionnaires et fidélité à une clinique fondée sur la relation et l’éthique. Elle a interrogé les effets de la chalandisation sur les pratiques, les institutions et les personnes accompagnées, tout en rappelant ce qui tient encore : marges de liberté, désir, invention et résistance.Puis Barbara Stiegler a proposé « Une critique philosophique de la bientraitance. Néolibéralisme et Démocratie ».Elle a questionné l’injonction à la bientraitance : que signifie « faire le bien » de personnes déjà désignées comme bénéficiaires ? Entre bienfaisance, asymétrie de la relation et autonomie du sujet, elle a invité à repenser cette notion à partir d’une exigence démocratique.La matinée s’est poursuivie avec Fabien CLOUSE et son « Guide de survie à l’usage des travailleurs sociaux ».Face au découragement et à la perte de sens, il a rappelé que des marges de manœuvre subsistent : résister, se réapproprier les mots, faire hospitalité à la souffrance et tenir les fondamentaux de la clinique, de l’éthique, de la relation et du commun.Avec les fils rouges Babillage Social et Ta Mère La Mieux, qui a clôturé par un magistrale battle de compliments, ces journées se sont terminées dans un esprit collectif, vivant et engagé.Trois jours pour penser le malaise, défendre la clinique de l’accompagnement, faire collectif et continuer à inventer.Credit photos : Erick Brandt hashtag#JNF2026 hashtag#MAIS hashtag#TravailSocial hashtag#ActionSociale hashtag#Accompagnement hashtag#Bordeaux hashtag#Form

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Dominique Depenne parle de Que reste t-il du travail social ?

À l'heure d'un management agressif et impérialiste, nouvelle religion utilitariste des pseudo experts philistins technicistes, qui séquestre et détruit toute idée d'un travail social éthique, clinique et critique, il faut se donner des "oasis" pour ne pas perdre l'idéal d'un travail social humain ! Angélique Revest, dans ses fragments réunis en un livre récemment paru et intitulé " Que reste -t-il du travail social ?" , nous offre de ces salutaires oasis auxquelles appelait en son temps H. Arendt et dont nous avons grand besoin aujourd'hui pour maintenir le cap d'un travail social qui puisse encore porter son nom sans rougir. Réflexions fragmentaires, certes, mais qui offrent une ligne de conduite : comprendre ! pour mieux s'affronter au réel et déjouer les pièges technicistes et managériaux ! Non pas se résigner mais tout au contraire s'affronter - à ce qui nous est présenté comme indépassable et inéluctable - dans les meilleures conditions à ses puissances destructrices afin de pouvoir entrevoir un " autrement du travail social", un travail social autre que celui que nous imposent les logiques managériales actuelles reposant sur des valeurs qui resteront, quoiqu'en disent les cuistres technicistes, contre-nature à tout travail social humain. Bonne lecture à chacune et chacun.

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[Podcast] Une parole forte, lucide et nécessaire sur les transformations du travail social.

[Podcast] Une parole forte, lucide et nécessaire sur les transformations du travail social.Dans ce podcast, Angélique Revest revient avec justesse sur les tensions qui traversent aujourd’hui le secteur : perte de sens, conflits de valeurs, injonctions contradictoires, marchandisation…Autant de questions qu’elle explore également dans son ouvrage 𝐐𝐮𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞-𝐭-𝐢𝐥 𝐝𝐮 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥 ?, avec une réflexion précieuse sur les moyens de préserver une pratique éthique, humaine et engagée.Un échange riche à découvrir 🎧Merci Le Media Social et Marion Léotoing

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🎙️Dans ce 14e épisode de notre podcast hashtag#LesVoixduSocial, la parole est à Angélique Revest, autrice du livre "Que reste-t-il du travail social ?".

🎙️Dans ce 14e épisode de notre podcast hashtag#LesVoixduSocial, la parole est à Angélique Revest, autrice du livre "Que reste-t-il du travail social ?".Éducatrice spécialisée devenue cheffe de service puis cadre pédagogique en centre de formation en travail social, elle est de ces professionnels qui ont à cœur de ramener de la réflexion, du débat, voire un souffle de résistance dans un secteur où la dégradation des conditions de travail produit perte de sens et désinvestissement.Pour l'écouter 🎧 , c'est juste ici : ➡️ https://lnkd.in/eCDHAiAZcc Presses de l'EHESP | Hygée Éditionshashtag#travailsocial hashtag#éthique hashtag#marchandisation

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Recevoir une critique de son livre est toujours une expérience particulière.

Recevoir une critique de son livre est toujours une expérience particulière.Parce qu'une fois publié, un ouvrage ne nous appartient plus tout à fait. Il circule, rencontre d'autres regards, d'autres lectures, d'autres interprétations.Je remercie Jacques Trémintin pour cette lecture attentive.Au-delà des mots qu'il adresse à l'ouvrage, je suis particulièrement touchée qu'il ait saisi ce qui en constitue, à mes yeux, le fil rouge : la conviction que le travail social ne peut être réduit à une somme de procédures, d'indicateurs ou de prestations.Si le constat des transformations à l'œuvre est aujourd'hui largement partagé, la question demeure entière : que faisons-nous de ce constat ? La résignation est une possibilité. La nostalgie en est une autre.J'ai préféré explorer une troisième voie : celle des résistances discrètes, des bricolages éthiques, des arts de faire qui permettent encore de préserver la relation, la pensée et l'humanité au cœur de nos pratiques.Merci à Jacques Trémintin pour cette recension et pour son engagement constant en faveur d'un travail social qui refuse de renoncer à sa dimension critique.Le travail social mérite mieux que des certitudes. Il a besoin de nuance, de débat et de pensée.Voici le lien pour lire l'article :Que reste-t-il du travail social? Résister à la chalandisation https://lnkd.in/ehPCrKXC

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Aide sociale à l'enfance: des enfants en détresse psychique face à un système de santé saturé

J’ai participé à cet article publié aujourd’hui dans Slate.frIl documente une réalité que je rencontre tous les jours sur le terrain : l’accès aux soins en pédopsychiatrie est aujourd’hui catastrophique, y compris pour des familles qui se mobilisent activement, s’épuisent dans les démarches, relancent, alertent, tiennent bon. Des familles qui vivent la culpabilisation et dont l'expertise n'est pas reconnue alors que la psychiatrie parle de rétablissement en santé mentale, de paire-aidance.Pour les enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance, la situation est encore plus violente. Ils cumulent les traumatismes, les ruptures, l’instabilité… et se retrouvent les grands oubliés d’un système de santé fragmenté, incapable d’assurer une continuité des soins. Mais cette défaillance ne tient pas seulement à la saturation. Elle tient aussi à une société qui ne travaille pas la prévention, qui n’anticipe pas, qui n’accompagne pas en amont, et qui laisse les situations se dégrader jusqu’à la crise.On demande aux parents, aux éducateurs, aux professionnels de « faire au mieux », alors même que les services sont saturés et que les délais s’étirent parfois sur des années. Pendant ce temps, les enfants vont mal. Et trop souvent, on n’intervient que lorsque tout déborde. L’accès à la pédopsychiatrie se fait alors par le couloir des urgences, au moment des crises aiguës.Or la santé mentale des enfants n’est pas un slogan. Les effets d’annonce et la création de dispositifs sous-dotés relèvent de la poudre aux yeux. L’accompagnement des enfants est une responsabilité collective. Et aujourd’hui, elle n’est clairement pas assumée.

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Violences conjugales : accompagner les auteurs, c’est protéger les victimes

Protéger les victimes en accompagnant les auteurs interpelle quant à une nécessaire évolution des politiques et des interventions. Cette approche innovante met en lumière la nécessité de traiter simultanément les deux aspects de la dynamique des violences au sein du couple. C’est un appel à rompre avec les approches unilatérales pour adopter une vision plus globale et proactive, vers un nouveau paradigme.

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La fin du silence

À qui s’adresser lorsque l’on est victime ou auteur de violences conjugales et sexistes ? Qui écoute, constate, accompagne, instruit, défend et juge ?

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